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Cadre juridique des échanges de documents commerciaux électroniques

La dématérialisation fiscale de la facture

par Alain TOY-RIONT, Consultant en informatique
mis en ligne le 08/01/2004
, Consultant en informatiquemis en ligne le 08/01/2004

 

Echanger des documents commerciaux avec ses partenaires, est devenu chose simple. En effet, le législateur a remanié un cadre réglementaire contraignant. Désormais en adoptant le nouveau cadre imposé par le législateur et l'administration fiscale, des gisements d'économies, de productivité et de qualité sont à la portée des entreprises.


 

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Aujourd’hui tout document peut être digitalisé et transmis électroniquement avec un protocole de communication plus ou moins sécurisé.

Le cadre juridique qui autorise la dématérialisation de l’ensemble des documents commerciaux est méconnu. Ceci alors même qu’un large éventail de solutions techniques sont disponibles pour acquérir, contrôler, router, reformater, interfacer, intégrer des données nécessaires à la dématérialisation des documents que l’on souhaite gérer électroniquement. Quel est donc l’état de l’art de ce cadre juridique ? Cadre qui marié aux possibilités techniques pourrait nous aider à moderniser nos modes de gestion. Cadre qui nous permettrait de faire des gains de productivité et d’améliorer la qualité de nos relations avec nos fournisseurs et clients.
Depuis mars 2000, l’échange électronique peut avoir une valeur juridique probante. Pour cela, il suffit de garantir l’identité de l’émetteur et la non altération du message échangé lorsqu’il parvient à son destinataire. Depuis mars 2001, le législateur a introduit la notion de Signature Electronique Sécurisée (SES).

La vérification de la SES repose ainsi sur l'utilisation d'un certificat électronique, une empreinte du message. Ce certificat possède une double fonction. Premièrement il atteste du lien entre les données de vérification de signature électronique. Deuxièmement il répond à certaines exigences légales claires.

Ainsi les moyens à mettre en œuvre pour sécuriser la signature SES sont précisés. Ils se limitent à des contraintes explicites (les données de création de la SE ne peuvent être établies plus d'une fois ; la confidentialité des données de création de la SE doit être assurée ; les données de création de la SE ne peuvent être trouvées par déduction ; la SE est protégée contre toute falsification ; les données de création sont protégées « de manière satisfaisante par le signataire contre toute utilisation par des tiers »).

La signature électronique sécurisée est de fait la matérialisation d’un consentement par identification, authentification et cryptage. C’est une donnée qui est jointe ou liée logiquement à d’autres données électroniques et qui sert de méthode d’authentification et de vérification de non altération des données échangées.
Bien entendu, du coté émetteur, pour être valable juridiquement, la connaissance du processus d’apposition de la signature électronique, par le signataire, est un préalable à son utilisation.

Authentification de l’auteur et intégrité du contenu sont les deux composants de la cryptologie. Il en résulte que de très nombreuses combinaisons techniques sont possibles pour confectionner une SES. Une authentification peut-être renforcée par des moyens matériels (cartes ou clés à puce ; dispositifs biométriques…). Une double authentification est dite « forte ». Rien n’oblige un utilisateur à certifier un échange au moyen d’un prestataire tiers parti certificateur (Public Key Infrastructure : PKI). Des solutions de cryptologies logicielles à double clés (privée et publique) sont disponibles en téléchargement sur le web.

De fait, les PKIs sont en mesure de confirmer ou d’infirmer, les rôles et attributions d’un partenaire, la validité ou la non révocation d’un certificat justifiant d’une qualité avancée…
Le chiffrement est une composante de la sécurité des échanges qui doit être considérée comme un moyen de régler d’éventuels conflits sur la date ou l’origine, le sens d’un e-mail.
Au plan probatoire, comme dans le service postal traditionnel, le recommandé électronique permet d’établir la réalité et la date de l’envoi du courrier. Le recommandé électronique va cependant plus loin que le recommandé postal, puisqu’il apporte une preuve difficilement contestable attachée au contenu du message échangé. La technique fondée sur l’électronique permet d’attester que le contenu adressé au destinataire coïncide effectivement avec le contenu allégué par l’expéditeur. La messagerie électronique peut, de surcroît mettre en évidence qu’un courrier a été lu (ou du moins ouvert).

Les services d’archivage ; d’horodatage ; d’identification d’attributs particuliers (Officiers publics, marques, rôles …) ; d’actes notariés (Contenu des documents) ; de transactions financières (Paiements…) ; de garantie de niveau d’interopérabilité ; de traçabilité ; de péremption (Dates limites de messages) ; de circuits de validation (Workflow) … sont autant de services qui peuvent être adjoints à des applications de documents commerciaux. Ces services peuvent être proposés par des PKIs dont le rôle est de renforcer la valeur probante à l’aide de certificats labellisés.
L’archivage électronique revêt aussi une importance, de tout premier ordre, à laquelle les entreprises doivent s’attacher. En effet, un système d’archivage électronique se doit de garantir lui même des exigences d’authenticités et d’intégrités des documents auquel ils se réfère. Les questions relatives à l’archivage électronique doivent, en conséquences trouver des réponses à l’occasion d’un projet de dématérialisation.
Pour être échangés électroniquement, certains documents doivent répondre à des obligations juridiques spécifiques. C’est le cas de la facture qui est assujettie au droit fiscal. C’est aussi le cas des appels d’offres pour les achats publics qui doivent répondre à des exigences particulières…

Bien que touchant au droit commercial, au droit civil, au droit à la concurrence, au droit d’auteur …, les textes qui organisent la facture électronique relèvent le plus souvent du Code Général des Impôts (CGI).

Le décret de juillet 2003 sur la dématérialisation fiscale des factures, simplifie d’une manière notable les obligations antérieures nées de la loi de Finances de 1990,. Obligations qui sont liées à l’échange même de factures électroniques. En effet, ce décret modernise les procédures de facturation. Il harmonise le cadre des échanges pour l’ensemble des Etats membres de la CEE.

Désormais les factures peuvent être échangées selon deux modes sécurisés : l’Echange de Données Informatisées (EDI) et la signature électronique sécurisée (SES).
La facture électronique peut être soit un message structuré selon une norme convenue entre les parties. Ce message structuré permet une lecture directe et l’automatisation des traitements. La facture peut être aussi constituée par un message sous forme d’un fichier numérisé, crée dans un simple format applicatif et transmise à l’aide d’une signature électronique sécurisée.

La facturation électronique EDI est particulièrement délicate à mettre en œuvre. De surcroît, la grande majorité des donneurs d’ordres sont confrontés à une réticence de partenaires commerciaux qui refusent d’investir dans des solutions EDI. En effet, ces dernières nécessitent une expertise et des investissements logiciels et humains spécifiques. De plus, ces solutions EDI restent subordonnées aux contraintes édictées dans la loi de Finances précitée. Loi qui reconnaît que les factures transmises par voie télématique, sous certaines conditions, constituent des documents tenant lieu de factures d’origine.

Depuis juillet 2003, les donneurs d’ordres qui échangent par EDI peuvent premièrement transcoder leurs messages factures dans un format généralement admis par tout utilisateur équipé d’un simple navigateur Internet (ex : format html) ou dans un format récupérable par téléchargement d’un logiciel gratuit (ex : format pdf d’Acrobat Reader,…) ; secondement signer électroniquement les fichiers résultants ; troisièmement et sous réserve de respecter les conditions mentionnées plus loin, transmettre ces derniers, par transferts électroniques.

Par sa grande simplicité de déploiement, la signature électronique sécurisée (SES), représente un atout pour accélérer l’adoption de solutions d’échanges de l’ensemble des documents commerciaux incluant la facture.
Il est à noter que le législateur a, en parallèle, assoupli les exigences liées à la production même des factures électroniques. Il reconnaît désormais la possibilité d’émission de la facture par le client du fournisseur. Il admet l’externalisation de la fonction facturation.
Cet allégement est conditionné au respect de règles simples à respecter.

Outre ses obligations de posséder une connexion à Internet, un navigateur (ex : Internet Explorer,…) et/ou Acrobat Reader, le destinataire est astreint à une vérification relative à l’authenticité de l’émetteur et à l’intégrité du document reçu. Il se doit de s’assurer de l’authenticité et de la validité de l’empreinte électronique de la facture reçue.
Côté émetteur, l’entité doit suivre des obligations et modalités de facturation (Champ de l’obligation de facturation ; Mentions obligatoires ; Facturation par un tiers ou par le client ; Factures récapitulatives ; stockage).

Que l’échange de factures s’effectue en EDI ou par SES, les émetteurs sont de plus contraints à respecter d’autres règles. Ainsi l’acceptation préalable du recours à la transmission des factures par voie électronique doit être matérialisée dans un « contrat d’interchange » liant les parties ou à défaut et dans le cas d’utilisation de la signature électronique, par l’octroi au destinataire des factures d’un délai raisonnable pour exiger une facture papier.

Une Déclaration d’utilisation d’un système de transmission des factures électroniques, au service territorialement compétent reste un pré-requis à un système d’échange EDI . Néanmoins, seuls les émetteurs de factures ayant recours à la signature électronique sécurisée sont subordonnés à une obligation d’information de l’administration.

Le cadre de la dématérialisation fiscale de la facture qui date de 1990 est aujourd’hui amendé. Il prend en compte les évolutions des techniques sécuritaires des échanges électroniques. En conséquence et s’il est bien expliqué et compris, le décret de juillet 2003 devrait contribuer à accélérer le mouvement d’appropriation des technologies de l’information par les administrations, les collectivités locales et les entreprises.

Il est un fait que toutes les conditions tant techniques que juridiques sont aujourd’hui réunies pour permettre aux entreprises de dématérialiser l’ensemble de leurs documents commerciaux.

Pour conclure, rappelons que message « Invoic » est le premier message EDI à avoir reçu un label UNSM (United Nations Standard Message) en 1991. Depuis des années un cadre légal simplifié de l’échange de factures électroniques était attendu. Un nouveau cadre harmonisé à l’échelle de la CEE est désormais mis en place dans les pays européens. La simplification du droit et des solutions techniques pour être conforme à la législation laisse prévoir une généralisation du déploiement d’échanges de factures dématérialisées. Le décret 2003-659 permet de pérenniser des solutions EDI existantes et privilégier une modernisation des échanges électroniques via des solutions, plus accessibles, de signatures électroniques sécurisées. Les applications de dématérialisation de l’ensemble des documents commerciaux sont ainsi promises à connaître à très court terme un franc succès.


Alain Toy-Riont accompagne sur des projets de dématérialisation de documents commerciaux.
Son parcours professionnel pour promouvoir et mettre en place des services fondés sur les nouvelles technologies lui permettent d’intervenir, conseiller et assister à la maîtrise d’ouvrage pour définir le cadre de mise en place et de déploiement de systèmes d’information inter groupes, inter sociétés.

Au sein de General Electric, British Telecom, Alain a travaillé sur des applications d’échanges de données informatisées et de traçabilité (Calberson ; Union Internationale des Chemins de Fer ; La Redoute de Roubaix ; Transfert de Données Sociales…). Au sein du groupe La Poste il a contribué à la formalisation du lancement d’une offre sur la dématérialisation fiscale des factures.


Alain TOY-RIONT
Consultant en informatique
Tel : 01 30 57 96 16
Email : alain@toy-riont.com

Web : www.toy-riont.com


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Collectivités locales : échappez à la fracture numérique

Française d'Exploitation de Réseaux Informatiques Collectifs

par Alain TOY-RIONT, Consultant en informatique
mis en ligne le 08/05/2004

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Les Quatrrièmes Assises Nationales du Net et des TIC s'ouvrent le 12 mai à Nice. Les textes d'applications de la loi sur l'économie numérique doivent être publiés. Les collectivités locales vont pouvoir devenir opérateurs de télécommunications. Sferic apporte une réponse aux collectivités locales dépourvues de hauts débits et désireuses de s'approprier les technologies de l'information et des télécommunications.

SFERIC s’adresse à toutes les collectivités locales qui désirent :

- Se soustraire de la fracture numérique
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Les Internautes qui se connectent par le réseau téléphonique commuté se plaignent des coûts excessifs de leurs usages du Web.
Ce coût peut être multiplié par sept pour l’internaute non équipé d’ADSL. Dans ces conditions, beaucoup d’internautes qui habitent des régions rurales, montagnardes ou des villes partiellement équipées de prises ADSL réclament l’accès aux hauts débits.

Aujourd’hui, plus de 20 % de la population française sur plus de 70 % de l’hexagone n’a pas la solution hauts débits qu’il est en droit d'attendre.

Sferic installe des d’infrastructures télécoms satellitaires hauts débits de tiers opérateurs dans des zones dites blanches. Elle déploie des infrastructures Wifi...

Dès à présent, les collectivités et populations peuvent demander à Sferic comment se raccorder au réseau des réseaux à hauts débits. Elles vérifieront ainsi qu’elles peuvent à moindres coûts et avec un confort accru utiliser les moyens offerts par le multimédia sur Internet.

L’adoption par l’Assemblée Nationale, du texte de loi sur la confiance en l’économie numérique (loi Fontaine) devrait permettre aux collectivités (régions, départements, communes) de devenir opérateurs télécoms. Les collectivités locales vont pouvoir déployer des réseaux informatiques collectifs pour leurs propres besoins de gestion ou pour offrir des services à leurs administrés. Elles vont réaliser que la commercialisation de ces services peut devenir une source de revenus non négligeables pour les communautés.

La mise à disposition du haut débit accélère le développement des échanges électroniques. Elle contribue à faciliter la modernisation des procédures de gestion. Le haut débit favorise la dématérialisation des données, des processus et des échanges imposés par des décrets imposés par l’harmonisation des procédures Européennes (ex : Achats publics).

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) vont permettre aux collectivités d’instaurer une meilleure communication avec les électeurs, populations résidentes... En effet, le développement des emails, fora, push SMS, chats…, ouvre de fait, sur une plus grande interaction avec les administrés.

La dématérialisation des processus débouche sur plus de valeur ajoutée, sur la suppression de tâches peu gratifiantes, sur la modernisation de tâches administratives. Elle va favoriser la diminution de l’utilisation du papier ; la simplification des processus de signature ; la réduction les délais d’enchaînements de tâches ; le désencombrement des guichets ; une qualité de services accrue…

Sferic conseille aussi les collectivités locales dans leurs approches des TIC

Certaines collectivités locales sont dépourvues de directions informatiques.

Du fait qu’une infrastructure de télécommunications collective se justifie par ses applications, Sferic se présente en interlocuteur unique pour accompagner à la maîtrise d’ouvrage dans la conception, la réalisation et le déploiement de réseaux informatiques collectifs et de réseaux mutualisés.

Dans un monde ou les échanges électroniques nécessitent compréhension et appropriation, Sferic propose aux collectivités de les accompagner aux changements. L’intégration des nouvelles technologies s’opère ainsi avec plus de facilités.

La faisabilité d’une application de dématérialisation, de son cadre et de ses implications techniques, légales, financières et humaines sont expliquées par Sferic.

Afin de faciliter la sélection de fournisseurs indispensables au déploiement d’un projet, Sferic identifie des partenaires spécialistes de la gestion électronique de documents, de la signature électronique, du séquestre électronique,de l’archivage à valeur probante… Les prés requis de ces solutions fondées sur de nouveaux concepts de l'informatique font l’objet de sensibilisations et de formations.

Dans un esprit de mutualisation, la conception et la mise en place de services en direction des populations résidentes font l’objet de développements spécifiques ou d’intégration de solutions existantes (Bornes d’apprentissage à l’utilisation d’Internet ; réalisations sur la carte de vie quotidienne ; contrôle de la légalité…).

Sferic a sa raison d’être car l’intégralité des collectivités locales doivent pouvoir tirer parti des moyens offerts par le multimédia. Les technologies de l’information et de la communication permettant de créer des liens et d’interagir, Sferic aide les collectivités locales dans leurs quêtes de plus de démocratie participative.

En favorisant l’introduction du haut débit et l’appropriation des technologies nouvelles dans les zones les plus reculées du pays, Sferic permet le désenclavement culturel et le développement économique.


Contact
Alain TOY-RIONT
Consultant "Dématérialisation"
Tel : 01 30 57 96 16
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Par Alain TOY-RIONT - Publié dans : toy-riont
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Dimanche 9 janvier 2005 7 09 /01 /Jan /2005 00:00

COST KILLER Nov-Dec 2004

 

ADMINISTRATION ÉLECTRONIQUE • LE BON SENS DOIT REPRENDRE LE DESSUS

 

 


le 1er janvier 2005, l'article 56 du Code des marchés publics imposera aux acheteurs publics d'accepter des candidatures par voie électronique. A ce jour, il apparaît que la plupart des collectivités locales seront en infraction par rapport à cette mise en confor­mité légale.

 

Dans un peu plus d'un mois, les collectivités locales seront dans l'obligation d'accepter les réponses électroniques aux offres publiques d'achat. Cette exigence risque de ne pas être respectée par une majorité de collectivités, Pourtant, au niveau de l'administration centrale. Le groupe sur la dématérialisation des achats publics conduit par la mission sur l'économie numérique a réalisé un excellent travail pour préparer aux échanges électroniques des réponses à des appels d'offres numérisés. Dans ce contexte, il est légitime de se poser la ques­tion : pourquoi les collectivités tardent-elles à appliquer la loi ? Il est vrai que l'interprétation du bien-fondé de la mise en œuvre d'un décret est laissée à l'appréciation et à l'initiative des collectivités. Un directeur de service est un conducteur qui peut enfreindre le code. Tant qu'il n'est pas pris en défaut, il ne risque rien. Cette situation de fait est-elle souhaitable ?

 

Des circonstances atténuantes

 

Lorsque le sujet est évoqué avec des directeurs généraux de services des collectivités locales, on réalise que la mise en application des décrets prête souvent à confusion. La profusion de nou­veaux décrets amène à gérer en permanence des priorités et donc à retarder la mise en appli­cation de textes qui ne sont pas ou mal compris,

 


La dématérialisation nécessite une appropriation de nouveaux concepts et outils informatiques et la nomination d'une personne dédiée pour conduire et accompagner un projet de déploie­ment. Les directeurs de service ne sont pas des surhommes. Ils disposent de moyens financiers et humains. Pour mettre en application un décret, ils doivent tenir compte de ces facteurs. La mise en place de nouvelles procédures réalisées sous forme électronique suppose la disponibilité d'informaticiens et de développe­ments logiciels qui impactent une organisation. Or, les échanges sont tondes sur la signature électronique et l'archivage à valeur probante, deux concepts qui leur sont totalement étrangers, pour ne pas dire abscons. Ils n'ont pas le temps, pas l'argent et trop souvent ne disposent même pas de ressources informa­tiques. Bref, par manque de ressources humaines et financières, par manque aussi de compréhension et de visibilité sur le devenir de l'administration électronique, l'article 56 du Code des marchés publics ne sera sans doute respecté que par une minorité de collectivités. En votant les décrets d'application, ne serait-il pas judicieux de prendre davantage en compte la réalité du terrain et de ses contraintes. Ne serait-il pas opportun de doter les collectivités locales de ressources adéquates ? Cela permettrait sans doute de mettre en phase des moyens pour assurer la mise en place effective, et dans les délais prévus par la loi d'un texte réglementaire. La loi mérite-t-elle un traitement aussi laxiste ?


 

alain@toy-riont.com

 

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