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Mardi 11 octobre 2005 2 11 /10 /Oct /2005 00:00

De trop nombreux projets de dématérialisation ont du mal à voir le jour au risque d’être avortés. Quelles en sont les trois principales raisons ?

 Un projet d’échanges de documents numérisé :

  1. Nécessite :

       - Un budget, Engagement stratégique d’un maître d’œuvre,

 

 

         - L’implication de partenaires,

       - Une compréhension commune et partagée d’un but visé,

       - Une validation des objectifs par l’ensemble des partenaires,

       - Une démarche informatique orientée client,

       - Une connaissance métiers,

       - Une approche consensuelle,

       - Une coordination,

        - Une communication.

2.        Requiert des connaissances transverses juridico ; techniques ; organisationnelles.

3.        Oblige à une méthode de conduite de projet.

De plus, la dématérialisation se doit d’être progressive et doit s’attacher à un processus spécifique. Le tout azimut doit être évité.

 Ces prés requis, expliquent une complexité toute relative. En effet, méthode, cadre juridique, moyens techniques sont disponibles. Un projet de dématérialisation repose donc essentiellement sur la volonté d’hommes et de femmes et sur du bon sens.

Le risque majeur consiste à demander à des personnes, de jouer des rôles en dehors du cadre de leurs fonctions, expertises. L’outre passement à des prérogatives ou connaissances ouvrent sur des perspectives d’échec.

Le succès, d’un projet, réside dans la bonne gestion de ressources humaines et dans le respect d’un état d’esprit gagnant gagnant. Tout est question de bonne orchestration. La fausse note, jouée sur une partition, est génératrice de cacophonie, donc de  dysfonctionnements qui peuvent ralentir et même faire échouer un projet. Les réunions de salons, les direction s de projets fondés sur des organisations centralisatrices, voire oligarchiques, non communicantes, sont donc à proscrire. Tout est question de mesure. Chaque intervenant doit se limiter à apporter sa contribution dans le strict rôle dans lequel il est compétent et sollicité.

 

 

 

 Le manque d’accompagnement aux changements met souvent en péril des projets de dématérialisation. Il est périlleux d’occulter le pouvoir indéniable qu’ont les utilisateurs pour rejeter et mettre à l’écart, des méthodes de travail et outils nouveaux. Une attention toute particulière doit être portée pour associer et impliquer l’ensemble des utilisateurs au projet.

 

 

 

 

Le bon sens, veut aussi que l’on garde présent à l’esprit que la dématérialisation s’attache à un contenu d’informations qui est numérisé dans l’objectif d’éviter des ressaisies à ses partenaires. Si l’utilisation de normes internationales de représentation des données sont choses acquises, les modes d’emploi pour ponter des applicatifs logiciels font, encore trop souvent, défaut.

 L’automatisation des procédures implique la formalisation de conventions de représentation des informations contenues dans le processus dématérialisé. Les règles de reprises de l’information se doivent d’être clairement documentées. De nombreux projets ne sont-ils pas purement sabordés du simple fait du défaut de mode d’emploi de reprise de l’information.

 Les ressources humaines non utilisées à leurs justes valeurs, le manque d’accompagnement aux changements, l'absence de mode d’emploi sont les trois lacunes majeures des projets de dématérialisation. Ces lacunes expliquent des retards de déploiement ; des incompréhensions, des surcoûts ; des insatisfactions et même des échecs. Comment rester indifférent aux gâchis de budgets fondés sur des milliers d’heures de travail et sur des investissements matériels et logiciels ? Décidément, le bon sens serait-il la chose la plus mal partagée ? En France, une organisation centralisatrice héritée d'une histoire et d'une économie semi dirigée ne serait-elle pas à l'origine de la difficulté à déployer des processus de dématérialisation ?

 

 

 

 

                                                                                                                    Alain Toy-Riont
    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par TOY-RIONT - Publié dans : toy-riont
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Mercredi 16 février 2005 3 16 /02 /Fév /2005 00:00

Conférer à un échange d’informations préalablement digitalisé une valeur probante nécessite la prise en compte de concepts informatiques liés à la signature électronique. Ceci dans un cadre réglementaire qui peut s’avérer spécifique (marchés publics ; dématérialisation fiscale des factures ; téléprocédures …). Cela a un coût qui est resté longtemps un frein au déploiement des échanges électroniques : « la dématérialisation ».

 

Sferic propose une formation ; l’utilisation d’une signature électronique à authentification forte (Certificat classe 3 : qualifié utilisable sur support carte à puce) ainsi qu’une plateforme d’archivage à valeur probante mutualisée pour 1500 € HT*.

 

Pour ce montant, les entreprises ; collectivité locales et associations peuvent découvrir les avantages de la dématérialisation et en bénéficier.

 

En effet, la signature électronique (SE) peut se voir reconnue, la même valeur juridique que la signature manuscrite. Tout  échange de données préalablement numérisées et signées peut ainsi être sécurisé. La SE permet au destinataire d’un « email » d’être assuré de l’identité de l’expéditeur d’un message reçu. Elle apporte la garantie formelle à l’émetteur d’un courriel que son message pourra être lu que par un destinataire spécifique. Elle permet de gérer les autorisations d’accès à une application informatique ou à un serveur. Associée à du chiffrement, elle assure la confidentialité des échanges. Elle protége les partenaires contre le risque de falsification d’un message au cours de son acheminement jusqu’à son destinataire. Elle est la garante de l’intégrité de messages envoyés et reçus. Elle peut être utilisée pour horodater des opérations de manière certaine : scellement, ouverture, accord sur le contenu d’un message…

 

Les dispositions à prendre en compte pour être conforme à la réglementation sur les échanges d’informations électroniques nécessitent un investissement financier ; une appropriation de la signature électronique et de l’archivage à valeur probante.

 

Dans des environnements particuliers, le législateur a prévu le type de signature électronique à utiliser. Ainsi l’article 56 du code des marchés publics énonce que la signature électronique doit être qualifiée (décret du 30 mars 2001). Elle nécessite l’achat un simple certificat (X509), véritable carte d’identité électronique disponible chez une autorité de certification agréée  dont le rôle consiste à vérifier, à des fins d’attestation ou d’authentification, les attributs de  personnes physiques ou morales.

 

Le certificat d'identité électronique délivré permet, par exemple, d’établir avec certitude la relation entre un document signé et une personne responsable en liant son identité à une clef publique, référencée sur un annuaire d’un tiers de confiance. Ce certificat est un fichier qui peut être installé sur un disque dur ou pour des besoins de sécurité plus importants sur une carte à puce ou une clé USB. Les certificats X509 sont commercialisés à un prix moyen est inférieur à 100 € l’unité. En cas d’authentification forte par chargement du certificat sur une carte à puce ou une clé USB, il convient de rajouter le prix des supports ; des éventuels équipements de lecture ; de logiciels.

 

Le coût de l’échange dématérialisé ne se limite pas au simple investissement du certificat et de ses éventuels équipements associés. En effet, la dématérialisation a pour second pré requis l’archivage à valeur probante. La Direction des Marchés Publics ; la Direction Générale des Impôts …acceptent la dématérialisation des marchés publics, la « démat » fiscale des factures (Article 289 V du CGI) sous condition de restitution des informations dématérialisées avec garantie d’intégrité de ces données..

 

En cas de passation de marchés publics ou de dématérialisation fiscale de factures, des critères stricts d’authentification ; d’intégrité des preuves d’archivage ; d’environnement de séquestre ; de gestion de listes récapitulatives …sont requis. L’archivage à valeur probante dans des coffres forts électroniques doit notamment permettre d’administrer des habilitations et de gérer la « traçabilité de modifications dans le temps » ainsi que la « journalisation événementielle » sur l’intervention des personnes, sur les accès en lecture, écriture et variations de contenus.

 

Pour 1 500* € HT, nous proposons à une entreprise ; une collectivité locale ; une association d’acquérir un certificat ; de l’installer sur un support externe (Carte à puce ; d’une clé USB) pour signer tous types de documents ; effectuer des téléprocédures ; accéder à des sites ou applications. Pour ce montant cette même entité peut accéder à un coffre fort électronique ; protéger ses informations et conserver des documents à des fins probatoires.

 

* Frais de déplacements non inclus

 

 

 

 

 

 
Par Alain TOY-RIONT - Publié dans : toy-riont
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Lundi 7 février 2005 1 07 /02 /Fév /2005 00:00

http://www.toy-riont.com

Aujourd’hui, il est facile de trouver des solutions logicielles pour signer des documents numérisés. Comme la signature électronique (SE) peut se voir reconnue la même valeur probante que la signature manuscrite, les flux de documents peuvent être échangés en quelques clicks sur Internet. Ceci en faisant l’économie de déplacements, d’envois postaux, de logistiques lourdes et onéreuses liées aux traitements et à la gestion de documents papiers.

 

 

 

 

Si la SE est devenue à la portée de tous, il n’en reste pas moins vrai que le déploiement de systèmes d’informations liés à dématérialisation (Marchés publics, des factures…) a encore du mal à se généraliser. Il est légitime de se demander quelles en sont les véritables raisons.

 

 

 

 

Pour être mise en œuvre, la SE nécessite l’intervention de techniciens. Les téléchargements de fichiers nécessaires à la mise en œuvre d’une SE ne représentent plus de difficultés pour la majorité des internautes. Cependant, savoir paramétrer un logiciel de messagerie n’est pas à la portée de tous. De fait, les fournisseurs de signatures électroniques s’adressent à des clients techniquement avertis.

 

 

 

 

Les méthodes de commercialisation de la signature électronique ne sont-elles pas à revoir ? En effet, il n’existe pas une SE unique mais des niveaux de signatures appropriés à des besoins particuliers d’une personne physique ou morale.

 

 

 

 

Ces niveaux de services sont fonction d’impératifs propres ou juridiques. Il s’agit de s’authentifier de façon certaine ou être conforme avec un cadre juridique établi pour échanger des factures ; recevoir et traiter des réponses à des appels d’offres pour des marchés publics… En conséquence, est-t-il judicieux de vendre en ligne de la SE, des certificats, des services en faisant abstraction de l’accompagnement nécessaire induit ?

 

 

 

 

Sans accompagnement à la maîtrise d’ouvrage, le déploiement de systèmes d’informations fondés sur de nouveaux concepts informatiques n’est-il pas voué à l’échec. Si elle passe par la diffusion partiellement gratuite de logiciels de lecture de documents, la mutation vers des modes de gestion sans papier se doit d’être conduite en projet.

 

 

 

 

Nombreux sont les applicatifs informatiques rejetés par les utilisateurs faute de les avoir adaptés aux réels besoins des utilisateurs ; d’avoir expliqué et conduit le changement.

 

 

 

 

La dématérialisation de documents est au carrefour de décrets ; normes, environnements ; sécurités... Elle nécessite de prendre en compte des moyens humains et financiers. Elle se doit de s’inscrire dans un système d’information existant. La réussite d’un projet de dématérialisation est donc conditionnée à un accompagnement. La signature électronique en boite ou sur étagère est un leurre. Il serait sans doute sage de garder à l’esprit que c’est « la fonction qui créée l’organe et non l’inverse ».

 

 

 


Alain TOY-RIONT
Consultant en informatique
Tel : 01 30 57 96 16

Email : alain@toy-riont.com

Web : www.toy-riont.com

 

Alain Toy-Riont conseille et accompagne des entreprises ; administrations & collectivités locales et associations dans leurs projets «Business to Business».

 

Organisation ; Formation ; Intégration ; Déploiement

 

 

Nouvelles Technologies Informatiques

 

 

 

 

Maîtrise d’ouvrage d’entités à la recherche de gains ; productivité et de qualité

 

 

 

 

« Expert en Dématérialisation de Documents Commerciaux »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Accompagnement d’entreprises et de collectivités locale et associations »

 

 

 

 

«  Conception ;  Mise en œuvre & Déploiement de  Processus Dématérialisés »

 

 

 

 

                                                                             

 

 

               

 

 

Background

 

 

 

 

Award Commercial

 

 

General Electric Information Services

 

Montage d’une offre commerciale pour les Transferts de Données Sociales (TDS)

 

 

Polysoft

 

 

Adaptation et Duplication du service EDI*Net sur l’Europe Continentale

 

 

British Telecom

 

 

Développement de partenariats commerciaux

 

 

Groupe La Poste

 

 

Lancement d’un service de création de sites et d’espaces de travail sur Internet

 

 

InfinieMap

 

 

 

 

 

 
Par Alain TOY-RIONT - Publié dans : toy-riont
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Dimanche 9 janvier 2005 7 09 /01 /Jan /2005 00:00

Collectivités locales devenez opérateurs de services multimédias

Conséquence de la loi sur l'économie numérique - Loi Fontaine

par Alain TOY-RIONT, Consultant en informatique
mis en ligne le 01/06/2004

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Dans un contexte favorable au développement des collectivités locales, Sferic entend accélérer un processus d’appropriation des nouvelles technologies par un accompagnement à la maîtrise d’ouvrages. Ceci depuis la conception, jusqu’au déploiement d’infrastructures télécoms et/ou de services multimédias fondés sur le hauts débit.

Aujourd’hui les collectivités locales peuvent facilement accéder aux Technologies de l’Information et des Communications (TIC).

Les politiques ont votés des décrets qui obligent à utiliser Internet. L’administration centrale incite fortement à l’utilisation du Web. Les collectivités locales doivent se conformer aux exigences légales qui résultent de l’harmonisation des procédures administratives imposées par l’Europe (Achats publics ; dématérialisation fiscale des factures…). Les Régions proposent aux collectivités locales des financements attractifs pour réaliser des investissements d’équipements informatiques…

Depuis avril 2004, la Loi sur l’Économie Numérique (Loi Fontaine) autorise les collectivités locales à devenir leurs propres opérateurs télécoms. Concevoir des services à caractères informatifs, collaboratifs, culturels, éducatifs, ludiques en direction des administrés va devenir chose courante pour les directions générales de services. En effet, les collectivités souhaitent mieux communiquer, instaurer une plus grande interaction avec leurs administrés, mettre en place des échanges informatisés de documents, moderniser des services et des procédures.

Tous les freins liés aux sous équipements informatiques, à la fracture numérique des zones rurales…sont à présent levés pour généraliser le déploiement de services fondés sur les TICs. En conséquence, des possibilités illimitées s’ouvrent pour permettent aux maires de tirer parti du multimédia.

Les services de conseils proposés, par Sferic, répondent à des besoins gestion spécifiques et/ou à la mise en place des solutions innovantes notamment pour les établissements éducatifs, les établissements de santé, les entreprises, les associations, les populations résidentielles,…

Sur des exigences de gestion de métiers propres aux collectivités locales, Sferic propose des fonctionnalités qui ont traits :

- à la confidentialité des échanges numérisés,
- à la certification électronique,
- à la transmission sécurisée,
- au courrier électronique,
- aux échanges électroniques de flux éditiques de documents,
- au travail collaboratif,
- à la gestion électronique de documents,
- à la signature électronique,
- à l’archivage à valeurs probantes,
- au besoin d’administration sous séquestre de documents,
- au mandatement…

Sur des nécessités de besoins de lancements d’applicatifs destinés aux populations résidentes fondés sur des forums, de la télésurveillance, de la visioconférence, du télé paiement, du contrôle de validité… les experts informaticiens de Sferic proposent l’intégration de logiciels d’éditeurs, des solutions mutualisées ou la mise en œuvre de logiciels gratuits (Open source).


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Annonce n°1143


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Par Alain TOY-RIONT - Publié dans : toy-riont
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Dimanche 9 janvier 2005 7 09 /01 /Jan /2005 00:00
 

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Cadre juridique des échanges de documents commerciaux électroniques

La dématérialisation fiscale de la facture

par Alain TOY-RIONT, Consultant en informatique
mis en ligne le 08/01/2004
, Consultant en informatiquemis en ligne le 08/01/2004

 

Echanger des documents commerciaux avec ses partenaires, est devenu chose simple. En effet, le législateur a remanié un cadre réglementaire contraignant. Désormais en adoptant le nouveau cadre imposé par le législateur et l'administration fiscale, des gisements d'économies, de productivité et de qualité sont à la portée des entreprises.


 

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Aujourd’hui tout document peut être digitalisé et transmis électroniquement avec un protocole de communication plus ou moins sécurisé.

Le cadre juridique qui autorise la dématérialisation de l’ensemble des documents commerciaux est méconnu. Ceci alors même qu’un large éventail de solutions techniques sont disponibles pour acquérir, contrôler, router, reformater, interfacer, intégrer des données nécessaires à la dématérialisation des documents que l’on souhaite gérer électroniquement. Quel est donc l’état de l’art de ce cadre juridique ? Cadre qui marié aux possibilités techniques pourrait nous aider à moderniser nos modes de gestion. Cadre qui nous permettrait de faire des gains de productivité et d’améliorer la qualité de nos relations avec nos fournisseurs et clients.
Depuis mars 2000, l’échange électronique peut avoir une valeur juridique probante. Pour cela, il suffit de garantir l’identité de l’émetteur et la non altération du message échangé lorsqu’il parvient à son destinataire. Depuis mars 2001, le législateur a introduit la notion de Signature Electronique Sécurisée (SES).

La vérification de la SES repose ainsi sur l'utilisation d'un certificat électronique, une empreinte du message. Ce certificat possède une double fonction. Premièrement il atteste du lien entre les données de vérification de signature électronique. Deuxièmement il répond à certaines exigences légales claires.

Ainsi les moyens à mettre en œuvre pour sécuriser la signature SES sont précisés. Ils se limitent à des contraintes explicites (les données de création de la SE ne peuvent être établies plus d'une fois ; la confidentialité des données de création de la SE doit être assurée ; les données de création de la SE ne peuvent être trouvées par déduction ; la SE est protégée contre toute falsification ; les données de création sont protégées « de manière satisfaisante par le signataire contre toute utilisation par des tiers »).

La signature électronique sécurisée est de fait la matérialisation d’un consentement par identification, authentification et cryptage. C’est une donnée qui est jointe ou liée logiquement à d’autres données électroniques et qui sert de méthode d’authentification et de vérification de non altération des données échangées.
Bien entendu, du coté émetteur, pour être valable juridiquement, la connaissance du processus d’apposition de la signature électronique, par le signataire, est un préalable à son utilisation.

Authentification de l’auteur et intégrité du contenu sont les deux composants de la cryptologie. Il en résulte que de très nombreuses combinaisons techniques sont possibles pour confectionner une SES. Une authentification peut-être renforcée par des moyens matériels (cartes ou clés à puce ; dispositifs biométriques…). Une double authentification est dite « forte ». Rien n’oblige un utilisateur à certifier un échange au moyen d’un prestataire tiers parti certificateur (Public Key Infrastructure : PKI). Des solutions de cryptologies logicielles à double clés (privée et publique) sont disponibles en téléchargement sur le web.

De fait, les PKIs sont en mesure de confirmer ou d’infirmer, les rôles et attributions d’un partenaire, la validité ou la non révocation d’un certificat justifiant d’une qualité avancée…
Le chiffrement est une composante de la sécurité des échanges qui doit être considérée comme un moyen de régler d’éventuels conflits sur la date ou l’origine, le sens d’un e-mail.
Au plan probatoire, comme dans le service postal traditionnel, le recommandé électronique permet d’établir la réalité et la date de l’envoi du courrier. Le recommandé électronique va cependant plus loin que le recommandé postal, puisqu’il apporte une preuve difficilement contestable attachée au contenu du message échangé. La technique fondée sur l’électronique permet d’attester que le contenu adressé au destinataire coïncide effectivement avec le contenu allégué par l’expéditeur. La messagerie électronique peut, de surcroît mettre en évidence qu’un courrier a été lu (ou du moins ouvert).

Les services d’archivage ; d’horodatage ; d’identification d’attributs particuliers (Officiers publics, marques, rôles …) ; d’actes notariés (Contenu des documents) ; de transactions financières (Paiements…) ; de garantie de niveau d’interopérabilité ; de traçabilité ; de péremption (Dates limites de messages) ; de circuits de validation (Workflow) … sont autant de services qui peuvent être adjoints à des applications de documents commerciaux. Ces services peuvent être proposés par des PKIs dont le rôle est de renforcer la valeur probante à l’aide de certificats labellisés.
L’archivage électronique revêt aussi une importance, de tout premier ordre, à laquelle les entreprises doivent s’attacher. En effet, un système d’archivage électronique se doit de garantir lui même des exigences d’authenticités et d’intégrités des documents auquel ils se réfère. Les questions relatives à l’archivage électronique doivent, en conséquences trouver des réponses à l’occasion d’un projet de dématérialisation.
Pour être échangés électroniquement, certains documents doivent répondre à des obligations juridiques spécifiques. C’est le cas de la facture qui est assujettie au droit fiscal. C’est aussi le cas des appels d’offres pour les achats publics qui doivent répondre à des exigences particulières…

Bien que touchant au droit commercial, au droit civil, au droit à la concurrence, au droit d’auteur …, les textes qui organisent la facture électronique relèvent le plus souvent du Code Général des Impôts (CGI).

Le décret de juillet 2003 sur la dématérialisation fiscale des factures, simplifie d’une manière notable les obligations antérieures nées de la loi de Finances de 1990,. Obligations qui sont liées à l’échange même de factures électroniques. En effet, ce décret modernise les procédures de facturation. Il harmonise le cadre des échanges pour l’ensemble des Etats membres de la CEE.

Désormais les factures peuvent être échangées selon deux modes sécurisés : l’Echange de Données Informatisées (EDI) et la signature électronique sécurisée (SES).
La facture électronique peut être soit un message structuré selon une norme convenue entre les parties. Ce message structuré permet une lecture directe et l’automatisation des traitements. La facture peut être aussi constituée par un message sous forme d’un fichier numérisé, crée dans un simple format applicatif et transmise à l’aide d’une signature électronique sécurisée.

La facturation électronique EDI est particulièrement délicate à mettre en œuvre. De surcroît, la grande majorité des donneurs d’ordres sont confrontés à une réticence de partenaires commerciaux qui refusent d’investir dans des solutions EDI. En effet, ces dernières nécessitent une expertise et des investissements logiciels et humains spécifiques. De plus, ces solutions EDI restent subordonnées aux contraintes édictées dans la loi de Finances précitée. Loi qui reconnaît que les factures transmises par voie télématique, sous certaines conditions, constituent des documents tenant lieu de factures d’origine.

Depuis juillet 2003, les donneurs d’ordres qui échangent par EDI peuvent premièrement transcoder leurs messages factures dans un format généralement admis par tout utilisateur équipé d’un simple navigateur Internet (ex : format html) ou dans un format récupérable par téléchargement d’un logiciel gratuit (ex : format pdf d’Acrobat Reader,…) ; secondement signer électroniquement les fichiers résultants ; troisièmement et sous réserve de respecter les conditions mentionnées plus loin, transmettre ces derniers, par transferts électroniques.

Par sa grande simplicité de déploiement, la signature électronique sécurisée (SES), représente un atout pour accélérer l’adoption de solutions d’échanges de l’ensemble des documents commerciaux incluant la facture.
Il est à noter que le législateur a, en parallèle, assoupli les exigences liées à la production même des factures électroniques. Il reconnaît désormais la possibilité d’émission de la facture par le client du fournisseur. Il admet l’externalisation de la fonction facturation.
Cet allégement est conditionné au respect de règles simples à respecter.

Outre ses obligations de posséder une connexion à Internet, un navigateur (ex : Internet Explorer,…) et/ou Acrobat Reader, le destinataire est astreint à une vérification relative à l’authenticité de l’émetteur et à l’intégrité du document reçu. Il se doit de s’assurer de l’authenticité et de la validité de l’empreinte électronique de la facture reçue.
Côté émetteur, l’entité doit suivre des obligations et modalités de facturation (Champ de l’obligation de facturation ; Mentions obligatoires ; Facturation par un tiers ou par le client ; Factures récapitulatives ; stockage).

Que l’échange de factures s’effectue en EDI ou par SES, les émetteurs sont de plus contraints à respecter d’autres règles. Ainsi l’acceptation préalable du recours à la transmission des factures par voie électronique doit être matérialisée dans un « contrat d’interchange » liant les parties ou à défaut et dans le cas d’utilisation de la signature électronique, par l’octroi au destinataire des factures d’un délai raisonnable pour exiger une facture papier.

Une Déclaration d’utilisation d’un système de transmission des factures électroniques, au service territorialement compétent reste un pré-requis à un système d’échange EDI . Néanmoins, seuls les émetteurs de factures ayant recours à la signature électronique sécurisée sont subordonnés à une obligation d’information de l’administration.

Le cadre de la dématérialisation fiscale de la facture qui date de 1990 est aujourd’hui amendé. Il prend en compte les évolutions des techniques sécuritaires des échanges électroniques. En conséquence et s’il est bien expliqué et compris, le décret de juillet 2003 devrait contribuer à accélérer le mouvement d’appropriation des technologies de l’information par les administrations, les collectivités locales et les entreprises.

Il est un fait que toutes les conditions tant techniques que juridiques sont aujourd’hui réunies pour permettre aux entreprises de dématérialiser l’ensemble de leurs documents commerciaux.

Pour conclure, rappelons que message « Invoic » est le premier message EDI à avoir reçu un label UNSM (United Nations Standard Message) en 1991. Depuis des années un cadre légal simplifié de l’échange de factures électroniques était attendu. Un nouveau cadre harmonisé à l’échelle de la CEE est désormais mis en place dans les pays européens. La simplification du droit et des solutions techniques pour être conforme à la législation laisse prévoir une généralisation du déploiement d’échanges de factures dématérialisées. Le décret 2003-659 permet de pérenniser des solutions EDI existantes et privilégier une modernisation des échanges électroniques via des solutions, plus accessibles, de signatures électroniques sécurisées. Les applications de dématérialisation de l’ensemble des documents commerciaux sont ainsi promises à connaître à très court terme un franc succès.


Alain Toy-Riont accompagne sur des projets de dématérialisation de documents commerciaux.
Son parcours professionnel pour promouvoir et mettre en place des services fondés sur les nouvelles technologies lui permettent d’intervenir, conseiller et assister à la maîtrise d’ouvrage pour définir le cadre de mise en place et de déploiement de systèmes d’information inter groupes, inter sociétés.

Au sein de General Electric, British Telecom, Alain a travaillé sur des applications d’échanges de données informatisées et de traçabilité (Calberson ; Union Internationale des Chemins de Fer ; La Redoute de Roubaix ; Transfert de Données Sociales…). Au sein du groupe La Poste il a contribué à la formalisation du lancement d’une offre sur la dématérialisation fiscale des factures.


Alain TOY-RIONT
Consultant en informatique
Tel : 01 30 57 96 16
Email : alain@toy-riont.com

Web : www.toy-riont.com


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Par Alain TOY-RIONT - Publié dans : toy-riont
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